Algérie : Les étudiants dans la rue contre un 5e mandat de Bouteflika
- Presse Ton Monde

- 27 févr. 2019
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Dernière mise à jour : 3 mars 2019

Après les avocats ce lundi, ce sont les étudiants qui ont envahi les rues du pays hier. Des rassemblements ont eu lieu dans des dizaines de villes, notamment à Alger et Oran, pour dénoncer la décision de Bouteflika de se présenter pour un 5e mandat.
Appelés à se rassembler à 10h ce mardi, des milliers de jeunes algériens ont répondu présents dans tout le pays. En milieu de journée, l’ambiance était globalement calme malgré l’important dispositif policier déployés.
Une mobilisation dans le campus universitaire à Alger
Ce mardi 26 février, les grilles des universités sont restées fermées. Dès 8h les agents de sécurité de la faculté centrale d’Alger ont tenté de filtrer l’entrée. Seul ceux possédant leur carte d’étudiant ont pu pénétrer à l’intérieur de l’établissement. Malgré tout, plusieurs centaines d’étudiants ont pu se rassemblés pour faire entendre leurs voix. C’est vers 10h que les étudiants ont réellement commencé à manifester en lançant des slogans contre le possible 5e mandat de Bouteflika. Au milieu de la foule certains brandissent des pancartes pacifiques pour éviter l’affrontement avec les policiers.
Positionnés tout autour de l’établissement, les forces de l’ordre ont d’abord lutté pour éviter que les étudiants ne sortent du campus puis pour éviter que des rassemblements plus importants se forment.
“Nous voulons que notre pays bouge !”
Des cortèges dans les rues
Rejoints par les lycéens, les manifestants ont tenté d’occuper la rue Didouche-Mourad et ses alentours avant de se faire stopper par les forces anti-émeutes. Déterminés à ne laisser personne manifester à Alger, les forces de l’ordre ont sans cesse repoussé les avancées des différents cortèges de la ville.
Dans tout le pays des marches ont vu le jour au fil de la journée comme à l’est à Bourmedes ou encore dans le sud du pays où des centaines de jeunes se sont rassemblés dans les universités de Béchar et d’Adrar.






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